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Phares de l'île-aux-œufs et du Grand Caoui

Originaire de la magnifique Côte-Nord,

il y a deux lieux qui occupent une place toute particulière dans mes souvenirs : le phare de l'île aux oeufs et le phare du Grand Caoui. Ces deux phares ne sont pas seulement des monuments du patrimoines, ils font partie de mon histoire.

J'ai eu la chance de visiter ces deux îles. Lorsque j'étais jeune, nous appelions souvent l'île du Grand Caoui l'île à Nazaire. En allant à la pêche à la morue avec mon père, le phare du Grand Caoui apparaissait souvent à l'horizon, un repère famillier qui accopagnait chacune de nos sorties en mer. Ces images sont restées gravées dans ma mémoire.

À travers ces quelques pages, j'aimerais vous faire découvrir ces lieux qui on bercé mon enfance et partager avec vous un petit morceau de la Côte-Nord, une région qui demeurera toujours dans mon coeur.

Deux phares
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Le phare du Grand Caoui

Phare du grand caoui

Dressé sur l'île du Grand Caoui, près de Baie des homards, à l'arrière de la pointe à Luc, le phare du Grand Caoui veille sur les navigateurs de la Cote-Nord depuis de nombreuses années. Un premier phare fut construit en 1927 afin de rendre la navigation plus sécuritaire dans le secteur du golfe Saint-Laurent.

En 1955, le phare actuel fut érigé pour remplacer la première construction. Cette tour octogonale en béton armé, d'une hauteur de 10,6 mètres, est rapidement devenue un repère important pour les marins qui longent les côtes nord-côtieres. Malgré sa taille modeste, son emplacement sur cette île rocheuse lui permet d'etre visible de loin et d'orienter les embarcations en toute sécurité.

Aujourd'hui entièrement automatisé, le phare du Grand Caoui continue de remplir sa mission avec la même fiabilité. Ses couleurs traditionnelles, le blanc et le rouge, rappellent le riche patrimoine maritime de la Côte-Nord et témognent de l'importance de ces sentinelles qui, depuis des générations, veillent sur les navigateurs et sur l'histoire de notre magnifique région.

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Le phare de l'île aux œufs

Situé près de pointe-aux-Anglais, sur la magnifique Côte-Nord, le phare de l'île aux oeufs fait partie du patrimoine maritime de la région. Le premier phare fut construit en 1871 afin d'avertir les navigateurs de la présence de nombreux récifs qui rendent ce secteur du fleuve Saint-Laurent particulièrement dangeureux.

En 1955 l'ancienne maison-phare en bois fut remplacée par la tour actuelle en béton armé, haute de 14 mètres. plus solide et nécessitant pendant de nombreuses années sa mission de guider les navires et assurer la sécurité des marins ainsi que des pêcheurs qui fréquentaient ces eaux.

Automatisé au cours des années 1970, le phare a continué de veiller sur le fleuve jusqu'à sa désactivation en 2003. Aujourd'hui, le phare de l'île-aux-Oeufs demeure un témoin précieux de l'histoire maritime de la Côte-Nord et rappelle l'importance qu'il a eue pour des générations de navigateurs.

Le phare de l'île aux œufs
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Le phare de l'Île-aux-Oeufs. Un patrimoine maritime disparu de la Côte-Nord, Québec

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Le fantôme de l'île aux œufs

Depuis plus de trois siècles, l’Île-aux-Œufs garde dans ses rochers le souvenir d’un des naufrages les plus célèbres du Saint-Laurent.

Nous sommes en août 1711. L’amiral anglais Hovenden Walker remonte le fleuve à la tête d’une importante flotte venue d’Angleterre. Son expédition compte plusieurs dizaines de navires et de nombreux soldats. Mais, à l’approche de la Pointe-aux-Anglais, le temps change brusquement. Un épais brouillard enveloppe le fleuve et rend la navigation extrêmement dangereuse.

Walker connaît mal ces eaux. Pour guider son navire, il fait appel à un Canadien qui connaît bien le passage et ses nombreux récifs. Le prisonnier est placé à l’avant du convoi et doit indiquer la route à suivre.

Mais le brouillard devient de plus en plus épais. Bientôt, les navires disparaissent presque complètement les uns des autres. Profitant de la confusion, le Canadien réussit à s’échapper en gagnant une petite embarcation.

Sans son guide, la flotte poursuit sa route dans le brouillard.

La suite est tragique.

Plusieurs navires se dirigent droit vers les récifs de l’Île-aux-Œufs et s’y fracassent. Des hommes périssent dans les eaux froides du Saint-Laurent. Parmi les victimes se trouve la fiancée de l’amiral Walker, qui faisait partie de l’expédition.

Après le naufrage, quelques survivants auraient réussi à récupérer des morceaux de bois provenant des épaves afin de construire une embarcation de fortune. Selon la légende, Walker aurait alors dû abandonner sur l’île une partie de ses effets personnels ainsi qu’un précieux trésor, avec l’intention de revenir les chercher au printemps.

C’est ainsi qu’une autre légende serait née : celle du trésor caché de l’Île-aux-Œufs.

On racontait même que l’amiral aurait demandé à un officier de rester sur l’île afin de surveiller les biens abandonnés pendant l’hiver. Dans une version particulièrement sombre de la légende, Walker aurait voulu s’assurer que cet homme ne trahirait jamais sa mission et l’aurait condamné à mourir sur place.

Depuis, certains affirment qu’après les grandes tempêtes de nordet, lorsque la brume s’étend sur le fleuve et que la houle fait rouler longuement les vagues, une silhouette vêtue comme un officier anglais peut apparaître sur les rochers. Debout face au large, elle semble attendre un navire qui ne reviendra jamais.

Mais l’histoire la plus célèbre demeure celle du fantôme de l’amiral Walker.

Selon la tradition, lorsque le brouillard enveloppe l’île certains soirs, une mystérieuse apparition peut être aperçue près des lieux du naufrage. On raconte que Walker reviendrait sur l’île pour déposer des fleurs sur la tombe de sa fiancée, morte dans la catastrophe de 1711.

Près de cent cinquante ans plus tard, en 1863, un inspecteur de marine aurait lui-même vécu une étrange aventure sur l’île.

Alors qu’il recherchait un navire naufragé, il se trouvait sur le fleuve avec deux hommes autochtones. Comme la nuit approchait et que l’obscurité gagnait rapidement, les trois hommes décidèrent de longer le rivage plutôt que de poursuivre leur route en pleine mer.

L’inspecteur annonça finalement qu’ils passeraient la nuit sur l’île. Mais ses deux compagnons refusèrent catégoriquement de descendre à terre. Ils préféraient rester dans leur embarcation jusqu’au lever du jour, car ils connaissaient les histoires inquiétantes qui circulaient au sujet de l’endroit.

L’inspecteur, lui, ne se laissa pas impressionner.

Il débarqua seul et ramassa du bois de grève afin de faire un feu. Une fois les flammes allumées, il chercha une grosse bûche qui pourrait brûler lentement pendant son sommeil.

Dans la noirceur, il aperçut un morceau de tronc et se pencha pour le ramasser. C’est alors qu’il réalisa qu’il se trouvait sur un petit monticule où une vieille croix se dressait.

Malgré les histoires de revenants et de navires fantômes racontées au sujet de l’île, il saisit tout de même la bûche.

À cet instant, une immense forme blanche sembla surgir devant lui.

L’homme fut saisi de terreur. Il lâcha immédiatement le morceau de bois et recula précipitamment.

Puis l’apparition disparut.

Pensant avoir été victime d'une illusion, il reprit courage et s’approcha de nouveau de la bûche. Mais au moment où il se pencha pour la saisir, la mystérieuse forme blanche apparut encore une fois.

Cette fois, la peur fut plus forte que lui. Il tomba à genoux.

Puis, en regardant attentivement autour de lui, il comprit enfin ce qui s’était passé.

La lumière de son feu éclairait un vieux pin déraciné qui reposait tout près de la tombe. Lorsque l’homme se penchait, son corps ne bloquait plus la lumière des flammes. Les branches sèches de l’arbre projetaient alors de longues ombres blanches et mouvantes qui, dans la nuit, ressemblaient étrangement à une immense main tendue vers lui.

Le fantôme n’était peut-être qu’un jeu de lumière.

Mais sur l’Île-aux-Œufs, les légendes ont la vie longue.

Encore aujourd’hui, lorsque le brouillard monte du Saint-Laurent, que les vents du nord-est soulèvent la mer et que les récifs disparaissent sous la brume, l’imagination fait revivre les événements de 1711.

Certains voient dans la brume le navire de l’amiral Walker.

D’autres racontent avoir aperçu une silhouette sur les rochers, attendant toujours le retour d’un bateau disparu depuis longtemps.

Et peut-être qu’au milieu du brouillard, quelque part entre les récifs et les vagues, le fantôme de Walker cherche encore la tombe de celle qu’il a perdue.

Quant au fameux trésor, personne ne peut dire s’il a réellement existé.

Mais tant que les brumes continueront de couvrir l’Île-aux-Œufs, il restera toujours quelqu’un pour croire qu’un secret dort encore quelque part sous les pierres de l’île.

Et telle est la légende de l’Île-aux-Œufs.

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Le trésor et la légende du fantôme de l'île aux œufs en chansons

Le trésor de L’île aux Oeufs

La légende du fantôme de l’île aux Œufs

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Epave de bateau echoue sur l ile aux oeufs cote nord
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