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À la découvertes de la belle Côte-Nord

Bienvenue sur la Côte-Nord, une région qui occupe une place toute particulière dans mon cœur, puisque c’est là que je suis né et que j’ai grandi.

Avec ses immenses paysages, le fleuve Saint-Laurent, ses plages, ses forêts, ses rivières et ses petits villages qui bordent la côte, la Côte-Nord possède une beauté bien à elle. C’est une terre de grands espaces où la nature est partout présente, du bord de la mer jusqu’à la forêt boréale.

À travers cette page, j’aimerais vous faire découvrir quelques-uns des endroits qui font la beauté de la Côte-Nord : des lieux connus, d’autres plus discrets, mais chacun avec son histoire, son paysage et son charme.

Je vous invite donc à prendre la route avec moi, à longer le Saint-Laurent et à découvrir, petit à petit, cette magnifique région que j’appelle encore aujourd’hui chez moi.

Bonne découverte de la Côte-Nord!

Simon

A la decouverte de la cote nord

Tadoussac - Là où commence notre voyage

Traverse tadoussac bateauMontage photos tadoussac

À l’entrée de la Côte-Nord, Tadoussac nous accueille dans un décor magnifique, à la rencontre du fjord du Saguenay et du fleuve Saint-Laurent. Avec sa jolie baie, ses maisons colorées et ses paysages maritimes, ce village est un endroit tout indiqué pour commencer notre découverte de la région.

Tadoussac est particulièrement reconnu pour l’observation des baleines. On peut partir en excursion sur le fleuve, mais il est également possible d’en apercevoir depuis la terre ferme. Le sentier de la Pointe-de-l’Islet, une petite boucle facile d’environ 900 mètres, mène aux rochers d’où l’on peut parfois observer des petits rorquals, des bélugas et de nombreux oiseaux marins.

Pour en apprendre davantage sur ces géants du Saint-Laurent, le Centre d’interprétation des mammifères marins (CIMM) nous fait découvrir les différentes espèces de baleines, leur mode de vie et les recherches consacrées à leur protection. On peut notamment y voir une impressionnante collection de squelettes et écouter les sons produits par les baleines.

Tadoussac possède également un riche patrimoine. Sa célèbre Petite Chapelle, construite en 1747, est considérée comme la plus ancienne église en bois en Amérique du Nord. Le village conserve aussi le Poste de traite Chauvin, qui rappelle les débuts de la traite des fourrures et les premiers contacts entre Européens et Premières Nations dans la région.

Entre mer et montagnes, histoire et nature, Tadoussac est bien plus qu'un endroit où l'on passe : c'est une première escale qui nous fait déjà sentir toute la beauté et l'immensité de la Côte-Nord.

Après cette première halte à Tadoussac, la route se poursuit vers d’autres villages, d’autres paysages et d’autres petits coins qui font tout le charme de la Côte-Nord.

Bienvenue à Tadoussac… notre voyage sur la Côte-Nord ne fait que commencer!

Simon

Bienvenue aux Bergeronnes

Après Tadoussac, notre voyage sur la Côte-Nord nous mène vers Les Bergeronnes, un charmant petit village situé entre forêt et fleuve. Paisible et accueillant, l’endroit est particulièrement connu pour ses magnifiques paysages et pour l’observation des baleines dans le Saint-Laurent. Avec son histoire, sa nature généreuse et son caractère typiquement nord-côtier, Les Bergeronnes constituent une belle prochaine étape de notre voyage à la découverte de la Côte-Nord.

Un peu d'histoire

Les Bergeronnes possèdent également un riche patrimoine archéologique. On y trouve pas moins de 22 sites archéologiques, témoignant d'une présence humaine très ancienne sur ce territoire de la Côte-Nord. Le Centre Archéo Topo permet d'ailleurs de découvrir plusieurs milliers d'années d'histoire de la région.

Un peu plus près du Saint-Laurent, Cap-de-Bon-Désir est un endroit privilégié pour découvrir le milieu marin. Depuis les rochers qui bordent le fleuve, il est possible d'observer les baleines et d'autres mammifères marins. Entre histoire, forêt et Saint-Laurent, Les Bergeronnes ont beaucoup à raconter malgré la petite taille du village.

Bienvenue aux bergeronnes

Bienvenue aux Escoumins

Bienvenue aux escoumins

Après Les Bergeronnes, Les Escoumins

Notre voyage se poursuit vers Les Escoumins, un village de la Haute-Côte-Nord où la forêt rencontre le Saint-Laurent. Avec son littoral, ses paysages et sa vie étroitement liée au fleuve, Les Escoumins sont notamment connus pour l’observation des baleines, les activités maritimes et la plongée.

Un peu d’histoire

L’histoire des Escoumins remonte à bien avant la fondation du village. Lors de son passage en 1603, Samuel de Champlain mentionne déjà l’endroit, alors appelé « Lesquemin », comme un lieu fréquenté pour la pêche à la baleine. Le village prend véritablement naissance en 1845, avec l’arrivée de la compagnie Têtu-Boucher et l’exploitation d’une scierie. La richesse des forêts et l’accès au fleuve contribueront ensuite au développement de la localité.

Au fil du temps, Les Escoumins ont conservé ce lien particulier entre la forêt et la mer. La pêche, les activités de plein air et, plus tard, le tourisme ont pris une place importante dans la vie du village. Aujourd’hui encore, le Saint-Laurent demeure au cœur de son identité.

Bienvenue à Longue-Rive

Après Les Escoumins, Longue-Rive

Notre voyage se poursuit vers Longue-Rive, un paisible village de la Haute-Côte-Nord établi le long du Saint-Laurent. Ici, le fleuve, les plages, les marais et la forêt composent de magnifiques paysages. La rivière du Sault au Mouton et ses cascades font également partie des endroits caractéristiques du village.

Un peu d’histoire

L’histoire de Longue-Rive est étroitement liée à l’exploitation de la forêt. On peut encore y découvrir les vestiges d’un ancien moulin à scie datant du XIXᵉ siècle, témoins d’une époque où cette industrie occupait une place importante dans la région.

Longue-Rive est aussi reconnue pour ses marais salés, qui couvrent un vaste territoire en bordure du Saint-Laurent et accueillent de nombreuses espèces d’oiseaux. Entre la rivière du Sault au Mouton, ses cascades, la forêt et le fleuve, Longue-Rive nous offre une autre belle facette de la Côte-Nord.

À découvrir

À Longue-Rive, la nature est omniprésente. Les sentiers, les points de vue sur le Saint-Laurent et les nombreux espaces naturels invitent à prendre son temps et à profiter du paysage. Un petit coin de la Côte-Nord où l’eau, la forêt et les grands espaces se rencontrent.

Bienvenue a longue rive

Bienvenue à Portneuf-sur-mer

Bienvenue a portneuf sur mer

Après Longue-Rive, Portneuf-sur-Mer

Situé sur la Haute-Côte-Nord, entre Longue-Rive et Forestville, Portneuf-sur-Mer est un charmant village côtier où la rivière Portneuf rencontre le fleuve Saint-Laurent. Son histoire remonte à plusieurs siècles : Samuel de Champlain faisait déjà mention de « Port neuf » au XVIIe siècle.

Portneuf-sur-Mer est particulièrement reconnu pour ses grands espaces, ses plages et son impressionnant banc de sable de la Pointe-des-Fortin, un milieu naturel important pour l'observation des oiseaux. Au rythme des marées, on y découvre aussi la marina, la rivière Portneuf et de magnifiques paysages où se rencontrent la forêt, le sable et le Saint-Laurent.

Un petit coin paisible de la Côte-Nord où la nature occupe toute la place et où il fait bon s'arrêter pour admirer le paysage.

Bienvenue à Forestville

Après Portneuf-sur-Mer, Forestville

Située sur la Haute-Côte-Nord, entre le fleuve Saint-Laurent et la forêt boréale, Forestville est une ville dont l'histoire est intimement liée à la forêt et à l'industrie du bois. Son nom apparaît au XIXᵉ siècle sous la forme « Forrest-Ville », en l'honneur de William Grant Forrest, alors gérant de l'établissement forestier. La ville de Forestville est officiellement constituée en 1944.

La rivière du Sault aux Cochons, qui parcourt 159 kilomètres avant de se jeter dans le Saint-Laurent au cœur de Forestville, occupe une place importante dans l'histoire et le paysage de la municipalité. Autrefois utilisée notamment pour la drave, elle rappelle encore aujourd'hui le passé forestier de la région.

Forestville, c'est aussi la Baie-Verte, ses plages, ses sentiers et ses magnifiques points de vue sur le Saint-Laurent. Entre mer, rivière et forêt, c'est une autre belle étape de notre voyage à la découverte de la Côte-Nord.

Bienvenue a forestville

Bienvenue à Colombier

Bienvenue a colombier

Après Forestville, Colombier

Situé à l’extrémité est de la Haute-Côte-Nord, Colombier est un petit village entouré de forêt et bordé par le Saint-Laurent. La municipalité se distingue par la diversité de ses milieux naturels, où l’on retrouve des plages, des tourbières, des sentiers pédestres et plusieurs haltes offrant de beaux points de vue sur le littoral.

Parmi les endroits à découvrir, on retrouve l’Anse-à-Norbert et son sentier longeant le littoral, le marais Hickey, les Îlets-Jérémie ainsi que des sentiers permettant de profiter pleinement de la forêt boréale. La chapelle des Îlets-Jérémie rappelle également une partie importante de l’histoire et du patrimoine religieux de l’endroit.

Avec sa nature généreuse, son calme et ses paysages typiques de la Côte-Nord, Colombier est une belle petite étape où il fait bon ralentir et admirer le Saint-Laurent.

Bienvenue à Pessamit

Après Colombier, Pessamit

En poursuivant notre route sur la Côte-Nord, nous découvrons Pessamit, une communauté innue située sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent, à environ 54 kilomètres au sud-ouest de Baie-Comeau.

Autrefois connue sous le nom de Betsiamites, la communauté se trouve à l'embouchure de la rivière Betsiamites. Bien avant la création officielle de la réserve en 1861, les Innus fréquentaient déjà ce territoire, notamment pour se rassembler et pratiquer la pêche au saumon.

Le nom Pessamit signifie « là où il y a des lamproies ». La communauté fait partie de la Nation innue et sa langue traditionnelle est l'innu-aimun. Sa culture demeure bien vivante et les liens avec le Nitassinan, le territoire ancestral, occupent toujours une place importante.

Découvrir Pessamit, c'est découvrir une partie importante de l'histoire et de la culture innues, profondément enracinées sur la Côte-Nord.

Bienvenue a pessamit

Bienvenue à Ragueneau

Bienvenue a ragueneau

Après Pessamit, Ragueneau

En poursuivant notre voyage sur la Côte-Nord, nous arrivons à Ragueneau, une petite municipalité située dans la région de Manicouagan, non loin de Baie-Comeau.

Bien avant l'arrivée des premiers colons, le territoire était fréquenté par des peuples autochtones. Les premiers habitants venus s'y établir de façon permanente s'installent vers 1870, près de la rivière aux Vases et de petites îles entourées de récifs.

Ragueneau connaît ensuite deux importantes périodes de colonisation agricole, en 1922 et en 1930. La paroisse est organisée en 1934 et la municipalité de Ragueneau est officiellement constituée en 1951.

Avec ses paysages côtiers, ses rivières, ses forêts et ses petites îles, Ragueneau nous offre un autre beau visage de la Côte-Nord, où la nature et l'histoire se rencontrent.

Bienvenue à Chute-aux-Outardes

Après Ragueneau, Chute-aux-Outardes

Située sur la Côte-Nord, Chute-aux-Outardes est une municipalité intimement liée à la rivière aux Outardes, qui a joué un rôle important dans l’histoire et le développement de la région. Entourée de forêt et de grands espaces, elle offre un décor typiquement nord-côtier où la nature occupe une place de choix.

La rivière aux Outardes fait également partie de la grande histoire hydroélectrique du Québec. À partir de la fin des années 1950, Hydro-Québec entreprend l’aménagement des rivières Manicouagan et aux Outardes. Le vaste complexe Manic-Outardes deviendra l’un des grands symboles du savoir-faire hydroélectrique québécois. Sur la rivière aux Outardes se trouvent notamment les centrales Outardes-2, Outardes-3 et Outardes-4.

Aujourd’hui, Chute-aux-Outardes conserve ce lien particulier entre l’eau, la forêt et l’histoire industrielle de la Côte-Nord. C’est une autre belle étape à découvrir en suivant la route vers l’est, au cœur de cette immense région où chaque municipalité possède son histoire et son caractère. Bienvenue à Chute-aux-Outardes, un petit coin de la Côte-Nord façonné par la rivière et les grands espaces.

Bienvenue a chute aux outardes

Anciennement, la ville de Hauterive

Anciennement la ville de hauterive

Un nom qui demeure dans les souvenirs

Même si Hauterive et Baie-Comeau ne forment aujourd'hui qu'une seule ville, le nom de Hauterive n'a pas disparu des mémoires. Pour plusieurs personnes de la Côte-Nord, il rappelle encore une époque, des quartiers, des institutions et une ville qui possédait sa propre identité. Une page de notre histoire régionale qui mérite d'être conservée et racontée aux générations futures.

Avant de faire partie de Baie-Comeau, Hauterive était une ville à part entière, avec sa propre identité et sa propre histoire. Sa création remonte à la fin des années 1940 et est étroitement liée à Mgr Napoléon-Alexandre Labrie, qui souhaitait établir à l’ouest de Baie-Comeau des institutions importantes pour toute la population de la Manicouagan. Hauterive s’est ainsi développée autour des services de santé, d’éducation, de la vie religieuse et du mouvement coopératif, plutôt qu’autour d’une grande industrie.

Les débuts furent modestes, mais la ville grandit rapidement. Des maisons et de nouvelles rues apparurent, tout comme des institutions qui allaient jouer un rôle majeur dans la région, notamment l’Hôtel-Dieu de Hauterive, l’évêché et le Collège classique. En 1961, seulement une douzaine d’années après ses débuts, Hauterive comptait déjà plus de 6 000 habitants.

Pendant plusieurs décennies, Hauterive et Baie-Comeau furent donc deux villes voisines et distinctes. Puis, en 1982, les deux municipalités furent fusionnées pour former une seule ville portant le nom de Baie-Comeau.

Même si le nom de Hauterive ne désigne plus aujourd’hui une municipalité indépendante, son histoire demeure bien vivante. Elle représente une partie importante du patrimoine de Baie-Comeau et rappelle l’époque où deux villes voisines contribuaient, chacune à leur manière, au développement de la Manicouagan et de la Côte-Nord.

 

Bienvenue à Baie-Comeau

À la découverte de Baie-Comeau

En poursuivant notre voyage sur la magnifique Côte-Nord, nous arrivons maintenant à Baie-Comeau, une ville profondément liée à l’histoire industrielle et hydroélectrique du Québec. Située sur les rives du fleuve Saint-Laurent, à proximité des rivières Manicouagan et aux Outardes, Baie-Comeau occupe une place importante dans l’histoire de notre région.

Une ville née d’un grand projet industriel

L’histoire moderne de Baie-Comeau est étroitement associée au colonel américain Robert Rutherford McCormick, président du Chicago Tribune. À partir des années 1920, celui-ci s’intéresse aux immenses ressources forestières de la Côte-Nord afin d’assurer notamment l’approvisionnement en papier journal de son quotidien.

Après plusieurs années de préparation, un immense chantier prend véritablement forme en 1936. Une usine de papier, des maisons, des commerces et différentes infrastructures sont construits dans un secteur jusque-là très peu développé.

Le 20 mai 1937, Baie-Comeau est officiellement constituée en municipalité. La ville grandit rapidement autour de son industrie papetière. Au cours des décennies suivantes, l'exploitation des ressources forestières, la production de papier, l'aluminium et l'hydroélectricité contribueront fortement à son développement.

Un patrimoine encore bien présent

Baie-Comeau conserve aujourd’hui plusieurs témoins de ses premières années. L’avenue Marquette et le secteur du vieux Baie-Comeau rappellent encore cette époque où une nouvelle ville prenait naissance sur les rives du Saint-Laurent.

Parmi ses bâtiments remarquables se trouve l’église Sainte-Amélie, construite en 1939 et 1940. Premier lieu de culte catholique de Baie-Comeau, elle possède notamment un revêtement extérieur en granit rose de la Côte-Nord et un décor intérieur réalisé par l’artiste Guido Nincheri.

Baie-Comeau possède également une particularité dans l'histoire politique canadienne : Brian Mulroney, qui deviendra le 18e premier ministre du Canada, y est né en 1939.

Baie-Comeau et la grande aventure hydroélectrique

Impossible de parler de Baie-Comeau sans évoquer les gigantesques aménagements hydroélectriques de la Manicouagan.

Au début des années 1950, Hydro-Québec entreprend d’étudier le formidable potentiel hydroélectrique des rivières Manicouagan et aux Outardes. En 1959 commence une aventure qui transformera cette partie de la Côte-Nord et marquera profondément l’histoire moderne du Québec.

Au nord de Baie-Comeau, la route 389 permet d'accéder à plusieurs de ces grands ouvrages hydroélectriques. Le plus célèbre demeure certainement Manic-5 et le barrage Daniel-Johnson.

Construit principalement durant les années 1960, le barrage Daniel-Johnson domine la vallée de la Manicouagan avec ses 13 voûtes et ses 14 contreforts. Il est reconnu comme le plus grand barrage à voûtes multiples et à contreforts au monde. Des milliers de travailleurs ont participé à cette réalisation gigantesque, devenue l'un des grands symboles du savoir-faire hydroélectrique québécois.

Derrière le barrage s'étend l'immense réservoir Manicouagan, dont la superficie atteint environ 2 000 km². Le chantier de Manic-5 fut si spectaculaire qu'en 1967, pendant l'Expo 67 de Montréal, le public pouvait même suivre en direct la progression des travaux.

Le barrage porte aujourd'hui le nom de Daniel-Johnson en mémoire du premier ministre du Québec décédé sur le site le 25 septembre 1968, à la veille de l'inauguration prévue. Celle-ci fut reportée d'un an et eut finalement lieu le 26 septembre 1969.

Nous reviendrons éventuellement sur cette extraordinaire réalisation dans une page spécialement consacrée à Manic-5 et au barrage Daniel-Johnson, car leur histoire mérite à elle seule d'être racontée plus en détail.

Entre le fleuve et l'immensité nordique

Baie-Comeau représente merveilleusement cette rencontre entre la nature et l'histoire humaine qui caractérise la Côte-Nord. D'un côté s'étend l'immense fleuve Saint-Laurent; de l'autre commencent les grands espaces de l'arrière-pays, avec leurs forêts, leurs rivières et leurs impressionnants ouvrages hydroélectriques.

Née d'un ambitieux projet industriel en 1937, Baie-Comeau est devenue au fil des décennies l'une des villes importantes de la Côte-Nord.

Une autre belle étape de notre voyage à la découverte de la Côte-Nord.

Baie-Comeau, entre fleuve et forêt

Ici, la nature occupe une place immense. Le fleuve accompagne le paysage, tandis que les forêts s’étendent vers l’intérieur des terres. Cette proximité entre l’eau, la forêt et les grands espaces donne à Baie-Comeau un caractère profondément nord-côtier.

L’histoire de la ville est aussi intimement liée à l’exploitation des ressources naturelles et au développement hydroélectrique. La route 389, qui prend son départ à Baie-Comeau, nous entraîne vers l’intérieur du territoire et vers les grands ouvrages de la rivière Manicouagan, dont le célèbre barrage Daniel-Johnson à Manic-5.

Baie-Comeau est donc bien plus qu’une ville située sur les rives du Saint-Laurent. Elle représente à sa façon cette Côte-Nord où la nature et l’histoire se rencontrent, entre le bleu du fleuve, le vert de la forêt et l’immensité du territoire.

Entre nature, histoire et grands espaces, Baie-Comeau occupe une place bien particulière au cœur de la Côte-Nord.

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Bienvenue à Franquelin

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Après Baie-Comeau, Franquelin

Franquelin, un petit village entre mer et forêt

En poursuivant notre route vers l’est après Baie-Comeau, nous arrivons à Franquelin, une petite municipalité de la Côte-Nord située entre Baie-Comeau et Godbout, dans la MRC de Manicouagan. Entouré de forêt et tout près du fleuve Saint-Laurent, Franquelin offre un paysage typiquement nord-côtier où se côtoient forêt, rivières, montagnes et grands espaces.

L'histoire de Franquelin est étroitement liée à l'industrie forestière, qui a joué un rôle essentiel dans le développement du village au début du XXᵉ siècle. Le nom de Franquelin rend hommage à Jean-Baptiste-Louis Franquelin, géographe et cartographe du roi qui réalisa de nombreuses cartes de la Nouvelle-France aux XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles. Le village a également porté autrefois les noms de Baie-des-Cèdres et de Bec-Scie.

Encore aujourd'hui, Franquelin conserve le souvenir de son passé forestier, notamment grâce au Village forestier d'antan, qui rappelle la vie et le travail des gens de la forêt d'autrefois. Avec son environnement naturel, ses paysages et sa proximité avec le Saint-Laurent, Franquelin constitue une autre belle petite étape de notre voyage à la découverte de la Côte-Nord.

Tunnel Saint-Nicolas

Situé sur la route 138, à l’est de Franquelin en direction de Godbout, le tunnel Saint-Nicolas constitue une particularité bien connue de ce secteur de la Côte-Nord. Construit en 1972, il traverse la montagne sur une longueur d’environ 750 mètres. Sa construction avait notamment pour but de contourner un secteur instable où des glissements de terrain rendaient la route problématique.

Encore aujourd’hui, traverser ce tunnel demeure un passage marquant pour les voyageurs qui poursuivent leur route vers Godbout et l’est de la Côte-Nord. Situé aux environs du kilomètre 812 de la route 138, il se trouve à environ 15 kilomètres de Godbout. Entouré de montagnes et de forêt, ce passage particulier fait partie de ces endroits de la Côte-Nord que l’on reconnaît immédiatement lorsqu’on poursuit son voyage vers l'est.

Le tunnel Saint-Nicolas fait aujourd’hui partie du paysage de la route 138 et témoigne des défis qu’a représenté l’aménagement de cette route à travers le relief accidenté de la Côte-Nord. Pour plusieurs voyageurs, son entrée creusée dans la montagne est devenue un point de repère familier sur le trajet entre Franquelin et Godbout.

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Bienvenue à Godbout

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Après Franquelin et passé le Tunnel Saint-Nicolas, Godbout

Godbout, entre le fleuve et la forêt

Situé sur la Côte-Nord, au bord du majestueux fleuve Saint-Laurent, Godbout est un petit village où la mer, la forêt et les grands espaces font partie du paysage. Son emplacement lui donne aussi une importance particulière comme point de liaison entre la Côte-Nord et la rive sud du Saint-Laurent.

La traverse Matane–Godbout

Godbout possède sa propre gare fluviale et fait partie de la liaison Matane–Baie-Comeau–Godbout, exploitée par la Société des traversiers du Québec. Le traversier permet aux passagers et aux véhicules de rejoindre Matane, en Gaspésie, en traversant directement le fleuve. En 2026, la traversée entre Matane et Godbout dure environ 2 h 10. Cette liaison constitue depuis longtemps un lien important pour les résidents, les travailleurs et les voyageurs qui se déplacent entre les deux rives. 

Le souvenir du Camille-Marcoux

Pendant près de 40 ans, le NM Camille-Marcoux a marqué l’histoire de cette traverse. Il a effectué des dizaines de milliers de traversées entre Matane, Baie-Comeau et Godbout et est devenu, au fil des années, un bateau bien connu des gens de la Côte-Nord. La Société des traversiers du Québec soulignait elle-même sa réputation remarquable pour avoir relié les deux rives dans des conditions de navigation très variées. Il a effectué ses dernières traversées régulières en juillet 2015 avant de céder sa place à son successeur.

Son remplaçant, le NM F.-A.-Gauthier, est entré en service en 2015. Il assure aujourd’hui la liaison Matane–Baie-Comeau–Godbout et peut transporter environ 800 passagers et 180 véhicules. Un autre navire, le NM Saaremaa I, est également affecté à cette traverse depuis 2019.

Bienvenue au Phare de Pointe-des-monts

Après Godbout et juste avant Baie-Trinité, le phare de Pointe-des-Monts

Le phare de Pointe-des-Monts

Situé sur la Côte-Nord, dans la municipalité de Baie-Trinité, le phare de Pointe-des-Monts se trouve entre Godbout et Baie-Trinité. Pour s'y rendre à partir de la route 138, il faut emprunter le chemin du Vieux-Phare et parcourir environ 11 kilomètres en direction du fleuve Saint-Laurent.

Construit en 1829-1830, le phare de Pointe-des-Monts est l'un des plus anciens phares du Québec. Il a été érigé à une époque où la navigation sur le Saint-Laurent comportait de nombreux dangers. Sa présence permettait de guider les navires et de rendre leur passage plus sécuritaire dans ce secteur.

Facilement reconnaissable avec sa tour de pierre blanche ornée de deux bandes rouges, le phare compte sept niveaux. Il se dresse sur un petit îlot rocheux qui peut être entouré d'eau lorsque la marée monte. L'ancienne maison du gardien ainsi que d'autres bâtiments historiques font également partie de ce site chargé d'histoire.

Pointe-des-Monts occupe aussi une situation géographique particulière sur le Saint-Laurent. Le secteur se trouve à la transition entre l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent, ce qui en a fait un lieu important pour la navigation. Aujourd'hui encore, le phare demeure un magnifique témoin de l'histoire maritime de la Côte-Nord.

Une salle à manger au phare

Pendant plusieurs années, le site du phare a également accueilli une salle à manger dans l'ancienne maison du gardien. On pouvait notamment y déguster des fruits de mer tout en profitant du décor exceptionnel de Pointe-des-Monts. Cette salle à manger a marqué les souvenirs de nombreux visiteurs de passage sur la Côte-Nord.

Bienvenue a pointe des montsVue de haut phare pointe des monts

Bienvenue à Baie-Trinité

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Après notre visite du Phare de Pointe-des-Monts, Baie-Trinité

Baie-Trinité, entre fleuve et forêt

Située sur la Côte-Nord, le long de la route 138, Baie-Trinité est une petite municipalité de la MRC de Manicouagan, installée dans un décor où se rencontrent le Saint-Laurent, la forêt boréale et les grands espaces. Le village fait partie du secteur des panoramas de la Manicouagan, avec Franquelin et Godbout.

La nature occupe une place importante à Baie-Trinité. La rivière Trinité est particulièrement reconnue pour la pêche au saumon de l'Atlantique et à la truite de mer. La chasse, la pêche et les activités de plein air font depuis longtemps partie de la vie de ce coin de la Côte-Nord.

Une histoire intimement liée au Saint-Laurent

Baie-Trinité possède également un riche passé maritime. Cette partie du littoral a été le théâtre de nombreux naufrages au cours des siècles. Aujourd'hui, le Centre national des naufrages du Québec, situé en bordure de la route 138, raconte cette histoire et présente notamment des artéfacts provenant d'épaves retrouvées dans le secteur.

Parmi ces épaves se trouve celle de l'Elizabeth and Mary, un navire de la flotte de l'amiral William Phips qui a sombré en 1690. Des objets provenant de cette épave, considérée comme la plus ancienne épave connue au Québec, permettent aujourd'hui de mieux comprendre la vie des marins qui naviguaient sur le Saint-Laurent il y a plus de trois siècles.

Avec son village tranquille, son immense territoire naturel et son histoire maritime, Baie-Trinité représente une autre belle étape de notre voyage à la découverte de la Côte-Nord, là où le fleuve et la forêt continuent de façonner le paysage et la vie des gens qui y habitent.

Bienvenue aux Islets-caribou

Après Baie-Trinité, les Islets-Caribou

Les Islets-Caribou, entre mer et histoire

À quelques kilomètres de Baie-Trinité, sur la Côte-Nord, se trouve le petit hameau des Islets-Caribou, établi en bordure du Saint-Laurent. Son histoire est intimement liée à la pêche et à la vie maritime. Des familles de pêcheurs s’y sont installées au XIXᵉ siècle, attirées notamment par les îlots qui offraient un abri naturel à leurs embarcations.

Le nom Islets-Caribou rappelle une époque où les caribous fréquentaient les îlots boisés situés devant le rivage. Avec le temps, l’ensablement a relié plusieurs de ces îlots à la terre ferme.

Aujourd’hui, les Islets-Caribou se distinguent particulièrement par leurs longues plages de sable blanc, leur paysage maritime et leur tranquillité. C’est un petit coin de la Côte-Nord où l’histoire des pêcheurs, le fleuve et les grands espaces se rencontrent encore.

Une autre belle halte sur la route 138, à la découverte de la Côte-Nord.

Bienvenue aux islets caribou

Bienvenue à Pointe-aux-Anglais

Bienvenue a pointe aux anglaisPointe aux anglais

Après Les Islets Caribou, Pointe-aux-Anglais

Pointe-aux-Anglais, entre histoire et grand large

En poursuivant notre voyage sur la route 138, nous arrivons à Pointe-aux-Anglais, un petit village de la Côte-Nord où l’histoire et la beauté du Saint-Laurent se rencontrent.

L’un de ses attraits incontournables est le Musée Louis-Langlois, aménagé dans une maison ancestrale datant de 1873. Le musée nous fait découvrir l’histoire de Pointe-aux-Anglais et de Rivière-Pentecôte, mais aussi un événement marquant survenu en 1711 : le naufrage d’une partie de la flotte britannique de l’amiral Hovenden Walker, qui tentait alors de remonter le Saint-Laurent vers Québec.

Pointe-aux-Anglais est également reconnue pour sa magnifique plage de sable fin qui s’étend sur 11 kilomètres jusqu’à Rivière-Pentecôte. Cette longue plage, considérée comme l’une des plus remarquables de la Côte-Nord, offre un paysage où le sable, le fleuve et l’horizon semblent se rejoindre à perte de vue. C’est un endroit privilégié pour marcher au bord de l’eau et observer les oiseaux ainsi que les mammifères marins.

Au début de l’été, la plage devient aussi le théâtre d’un phénomène bien connu sur la Côte-Nord : le capelan qui roule sur la grève. Ces petits poissons argentés viennent par milliers près du rivage pour frayer, perpétuant une tradition qui rassemble encore les gens de la région.

Avec son musée, son histoire maritime et son immense plage ouverte sur le Saint-Laurent, Pointe-aux-Anglais est une autre belle étape de notre voyage à la découverte de la Côte-Nord.

Bienvenue à Rivière-Pentecôte !

Après Pointe-aux-Anglais, Rivière-Pentecôte

En poursuivant notre voyage vers l’est sur la route 138, nous arrivons à Rivière-Pentecôte, un petit village côtier aujourd’hui rattaché à la ville de Port-Cartier. Paisible et entouré d’une nature généreuse, le village offre de magnifiques points de vue sur la rivière Pentecôte et son embouchure dans le fleuve Saint-Laurent.

L’histoire du lieu remonte loin. En 1535, lors de son deuxième voyage en Amérique, Jacques Cartier aurait donné le nom de Pentecôte à la rivière après que sa flotte eut jeté l’ancre dans ce havre naturel le jour de la Pentecôte. Le village, lui, se développera beaucoup plus tard. À partir de 1883, l’établissement d’une scierie par les frères Gagnon contribue à faire de Rivière-Pentecôte un important centre de l’industrie forestière de la Côte-Nord. L’exploitation du bois marquera profondément la communauté pendant plusieurs décennies.

Un des bâtiments remarquables du village est l’église Saint-Patrice, érigée en 1887 sur une colline dominant le secteur historique. Elle compte parmi les anciennes églises paroissiales de la région et conserve encore ses boiseries intérieures d’origine. À proximité se trouve également une petite chapelle dédiée à sainte Anne.

Rivière-Pentecôte est aussi reconnue pour ses paysages : plages de sable, petites baies, sentiers, forêt et rivière se rencontrent dans un décor typiquement nord-côtier. Entre son passé forestier, son patrimoine religieux et la beauté de son littoral, Rivière-Pentecôte demeure un endroit où l’histoire et la nature occupent une place importante.

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Bienvenue à Baie-des-homards

Bienvenue à Baie-des-Homards

Après Rivière-Pentecôte, Baie-des-Homards

À environ 7 kilomètres au nord-est de l’embouchure de la rivière Pentecôte, au bout de la rue des Pionniers, se trouve Baie-des-Homards, un petit hameau aujourd’hui situé sur le territoire de Port-Cartier. La baie, presque circulaire, mesure environ 3,5 kilomètres à son plus large et est bordée de petites anses et

Le nom Baie-des-Homards rappelle l’abondance de homards que l’on retrouvait autrefois dans ses eaux. En 1895, on y pratiquait la pêche au homard et on tenta également sa mise en conserve. Les documents historiques mentionnent la construction d’une petite usine de conservation du homard, une activité qui ne dura toutefois pas très longtemps.

Les premiers habitants associés au développement du hameau s’y seraient établis au début du XXe siècle. Aujourd’hui, Baie-des-Homards est surtout un petit secteur paisible de la Côte-Nord, où la forêt rencontre le Saint-Laurent. Son histoire demeure étroitement liée à celle de Rivière-Pentecôte, dont le territoire englobait autrefois Baie-des-Homards.

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